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Béatrice HÉNOUX

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Artisan plombier, 52 ans.

J’ai été professeur de lettres 10 ans et j’ai démissionné de l’Éducation nationale. J’aime transmettre mais cette expérience m’a dégoûtée de ce genre d’enseignement où l’enfant n’est pas du tout au centre des préoccupations.

L’idée du collège unique est une stupidité sans nom car elle étouffe les différences et ne tient pas compte du niveau ou des talents des élèves. La vraie intelligence réside selon moi dans la convergence de 5 domaines : cérébral, manuel, cinétique, artistique et émotionnel. Il m’a semblé insupportable de continuer à cautionner ce système si français qui privilégie le cérébral au détriment du reste. Parce que je suis quelqu’un de passionné et j’espère de cohérent, j’ai bifurqué vers le bâtiment, pour faire réagir et incarner ce que je n’ai cessé de dire pendant ces 10 ans : tout le monde a sa place.

Je suis devenue plombier (l’amoureuse de la langue française tient au neutre - et non au masculin - de cette fonction!). J’exerce dans le bâtiment depuis 18 ans et suis à mon compte depuis 9 ans. J’aime mon métier : son côté manuel (et très physique), architectural (je vois souvent de beaux appartements parisiens), social aussi (un plombier entre dans l’intimité de ses clients) et très varié. Je ne m’y suis jamais ennuyée. Être son propre patron n’est pas toujours simple mais j’ai choisi l’indépendance, à tout prix.

Mon changement de cap professionnel n’a pas été le seul tournant de ma vie. La politique aussi m’a fait évoluer.

Je ne comprenais rien à la politique avant de découvrir l’UPR. J’ai toujours voté à gauche (PS, PC) ou pour des gens qui me semblaient honnêtes (Bayrou) sans comprendre le sens du monde qui m’entourait. J’ai donc voté OUI à la Constitution européenne de 2005 par ignorance et paresse : l’Europe, c’était bien! Mon sursaut citoyen m’est venu en 2009, avec la ratification du traité de Lisbonne. Cela m’a énormément choquée qu’on ne respecte pas la décision des Français, même si je n’avais pas voté comme 55 % de mes compatriotes.

En 2010, mon frère m’a parlé de l’UPR. J’ai alors visionné une conférence de François Asselineau, puis une autre, puis une autre et je me suis réveillée! Je comprenais enfin le monde qui m’entourait. Tout devenait cohérent. Mais, très indépendante, je n’étais pas décidée à m’encarter. Quelques mois après cependant, à la fin d’une des conférences, la caméra s’est retournée vers la salle : François Asselineau venait de parler 4 heures pour… 3 personnes! Et il faisait cela tous les week-ends, sacrifiant sa vie de famille et une carrière si prometteuse! Son désintéressement, sa grandeur d’âme m’ont bouleversée : j’ai adhéré dans la foulée.

Devant l’urgence, je suis devenue militante. Moi! Si l’on m’avait dit… C’était en 2011, nous étions à l’époque autour de 600 adhérents. Je me suis engagée peu à peu, j’ai proposé mes services (relecture, agenda, accueil, travaux au siège…). Je me suis présentée aux élections législatives de 2017 à Paris, je suis entrée au bureau national en 2018 et fais partie de la liste Ensemble pour le Frexit aux européennes de 2019.

L’UPR regroupe beaucoup de camarades militants que j’apprécie pour leurs différences, leur franc-parler, leur intégrité, la noblesse fraternelle de leur engagement politique. Et, même si la lucidité que j’ai acquise dans ce mouvement a souvent un goût amer, je n’ai jamais regretté de m’engager dans la voie de la vérité.

Le mouvement des Gilets jaunes m’a touchée car je m’y suis retrouvée. Tout petit patron, je n’arrive pas à boucler mes fins de mois. J’ai beaucoup d’admiration pour leur réflexion politique, de reconnaissance pour leur incarnation de notre belle devise nationale. Je trouve formidable que les lignes bougent enfin, que chacun se réapproprie la chose publique.

Je vois l’horizon se dégager, lentement mais inéluctablement. Les idées de l’UPR gagneront.